📖 Le Grimoire — gratuit, pour tout le monde
Le Grimoire du Professeur Nature
« Reconnaître une bête ou une plante, ce n'est pas un don. C'est un truc. Un seul détail qui ne trompe pas, et une phrase idiote pour s'en souvenir six mois plus tard. J'en ai réuni 190 ici. Servez-vous. »
Vous n'avez pas le nom ? Décrivez ce que vous avez sous les yeux — où, quoi, quelle couleur, quelle taille.
📦 La box de septembre
🌉 Les Passeurs d'Îles
📍 Île Sainte-Catherine et île des Ravageurs, entre Créteil et Saint-Maur-des-Fossés — Val-de-Marne (94)
2 h à 2 h 30 5-12 ans 1,8 km, en boucle
Vous avez trouvé quelque chose ?
Les douze questions qui reviennent le plus, chacune avec ses pistes triées.
Une petite bête noire dans la maison
8 pistes
Une bête avec beaucoup de pattes
6 pistes
Une plume trouvée par terre
8 pistes
Des crottes dans le jardin
7 pistes
Une empreinte dans la boue
6 pistes
Une chenille
4 pistes
Un oiseau que je ne connais pas, au jardin
12 pistes
Un champignon a poussé dans le jardin
6 pistes
Une baie rouge — est-ce qu’on peut la manger ?
8 pistes
Une feuille ramassée — de quel arbre ?
13 pistes
Quelque chose bouge dans la mare
9 pistes
Un trou dans le sol, un monticule de terre
6 pistes
🐾 Traces et indices
Le sol et les restes de repas racontent tout ce qui est passé pendant la nuit. C'est la seule famille qui s'observe même quand on ne voit aucun animal — c'est-à-dire presque toujours.
Chien ou renard ?
Lire une empreinte, et le test du trait qui règle tout
💡 Sur le renard, le trait passe. Sur le chien, il coupe.
Qui a mangé cette pomme de pin ?
Trois mangeurs, trois restes très différents
💡 Écureuil : trognon à houppe. Mulot : trognon rasé. Pic : cône déchiqueté.
À qui sont ces crottes ?
L'indice le plus fréquent, et celui que personne n'ose regarder
💡 Rond = herbivore. Pointu = carnivore.
Un tas de plumes au sol
Rapace ou renard : la scène de crime se lit sur une seule plume
💡 Plume coupée net : dents. Plume arrachée entière : bec.
Une écorce abîmée
Frottis, souille ou rongeur : trois blessures, trois animaux
💡 En haut c’est le bois, en bas c’est la dent, à hauteur de genou c’est la boue.
Qui a ouvert cette noisette ?
Quatre façons d’ouvrir une coquille, quatre animaux
💡 Trou net = mulot. Coquille fendue en deux = écureuil. Trou en cratère = pic.
La pelote de réjection
Une petite boule grise qui contient un squelette entier
💡 Ce n’est pas une crotte : c’est un repas rendu par la bouche.
Un trou dans le talus
Terrier de lapin, de renard ou de blaireau ?
💡 Petit et rond : lapin. Ovale et qui pue : renard. Large, propre, avec un escalier de terre : blaireau.
Une coulée dans les herbes
Ce petit sentier n’a pas été fait par des promeneurs
💡 La hauteur du tunnel donne la taille du client.
Les billes sur les feuilles de chêne
Ni fruit ni maladie : une chambre construite par l’arbre pour un insecte
💡 Ce n’est pas un fruit : c’est une maison que l’arbre a construite sous la dictée.
Les dessins sous l’écorce
Une famille entière a écrit son histoire dans le bois
💡 Un couloir central, des dizaines de couloirs qui en partent : la mère au milieu, les enfants autour.
La mare de boue et l’arbre barbouillé
La salle de bains du sanglier, avec la serviette juste à côté
💡 La flaque, puis l’arbre : il se roule, puis il s’essuie.
Les nids qui apparaissent en hiver
Une fois les feuilles tombées, on voit enfin où tout le monde habitait
💡 Boule fermée = petit oiseau ou écureuil. Coupe ouverte = oiseau chanteur. Plateforme de branches = gros oiseau.
🦊 Mammifères
Les plus discrets. On les manque neuf fois sur dix, et ils nous voient à chaque fois.
L'écureuil roux
Celui qui plante la forêt en oubliant ses réserves
💡 On ne cherche pas l'écureuil. On cherche ses restes, puis on lève la tête.
Le renard roux
Il vit à côté de chez vous, et vous ne le savez pas
💡 Le renard marche sur un fil.
Le chevreuil
Le seul animal de nos forêts qui aboie
💡 Un chien qui aboie dans la forêt, sans chien : c’est un chevreuil.
Lapin ou lièvre ?
Deux animaux très différents, malgré les apparences
💡 Le lièvre naît habillé, le lapin naît nu.
Le hérisson
Ce qu’il faut faire — et surtout ne pas faire — si vous en trouvez un
💡 Un hérisson visible en plein jour est un hérisson en détresse.
Le sanglier
Comment lire son passage, et quoi faire si on le croise
💡 Terre retournée comme un labour : il est passé cette nuit.
La chauve-souris
Le seul mammifère qui vole vraiment — et il mange vos moustiques
💡 Vol saccadé au crépuscule = chauve-souris. Vol tendu = oiseau.
Ragondin, rat musqué ou castor ?
Le gros rongeur qui nage dans la Marne n’est pas un castor
💡 Queue ronde = ragondin. Queue plate = castor.
La taupe
On ne la voit jamais, on ne voit que ses déblais
💡 Un tas de terre sans trou = taupe. Un trou sans tas = campagnol.
Le blaireau
Le plus gros carnivore d’Île-de-France, et personne ne le voit
💡 Deux bandes noires sur une tête blanche : personne d’autre.
Mulot ou campagnol ?
Deux petits rongeurs bruns, une différence qui saute aux yeux
💡 Grandes oreilles, gros yeux, longue queue : mulot. Tout est petit : campagnol.
Fouine ou martre ?
Deux cousines identiques, séparées par la couleur de leur bavoir
💡 Bavoir blanc fendu en deux : fouine. Bavoir crème d’un seul tenant : martre.
Cerf ou chevreuil ?
Le vélo et le cheval : ce n’est pas le même animal en plus grand
💡 Le chevreuil tient dans une voiture, le cerf remplit la remorque.
Belette ou hermine ?
Deux fusées rousses, et un seul détail : le bout de la queue
💡 Le pinceau noir au bout de la queue : hermine. Pas de pinceau : belette.
Loir ou lérot ?
Le masque de Zorro tranche en une seconde
💡 Un masque noir sur les yeux : lérot. Une tête toute grise : loir.
La musaraigne
Ce n’est pas une souris, et le chat l’a comprise avant nous
💡 Nez pointu en trompette, œil minuscule : ce n’est pas une souris, c’est une musaraigne.
Rat des villes ou campagnol des berges ?
Le rat brun est un vrai voisin : autant savoir le reconnaître et quoi faire
💡 Queue nue plus courte que le corps, museau pointu : surmulot. Queue très poilue et courte, face ronde : campagnol.
Le daim (celui des parcs)
Bois en palette, croupe à moustache noire : ce n’est ni un cerf ni un chevreuil
💡 Bois plats comme des mains ouvertes : daim. Bois en branches rondes : cerf.
La loutre d’Europe
De retour sur certaines rivières après avoir failli disparaître de la région
💡 On la voit rarement, mais ses traces parlent pour elle.
🐦 Oiseaux
Ceux qu'on entend bien avant de les voir.
La mésange charbonnière
Celle qui pompe du vélo toute la matinée
💡 « ti-ti-TU, ti-ti-TU » — la pompe à vélo.
Le pic vert
L’oiseau qui rit dans les arbres
💡 Le pic vert RIT. Le pic épeiche TAMBOURINE.
La perruche à collier
Le perroquet vert qui a vraiment élu domicile en Île-de-France
💡 Vert fluo + longue queue + cri strident = perruche, jamais un perroquet échappé.
Le rouge-gorge
Le seul oiseau qui vient vous regarder bêcher
💡 Il ne vous fuit pas : il vous suit.
Hirondelle ou martinet ?
Deux silhouettes de ciel d’été qu’on confond toujours
💡 L'hirondelle se pose. Le martinet, jamais.
Sittelle ou grimpereau ?
Deux façons opposées de fouiller le même tronc
💡 La sittelle descend la tête en bas. Le grimpereau ne sait que monter.
Corneille ou corbeau ?
Le grand noir de nos champs n’est presque jamais un corbeau
💡 Le freux a le nez blanc.
Le merle noir
Le meilleur chanteur du jardin, et son alarme insupportable
💡 Noir à bec orange = monsieur. Brun sans bec orange = madame.
La pie bavarde
Voleuse de bijoux ? La légende ne tient pas
💡 Noir et blanc + longue queue = pie, et rien d’autre.
Chouette ou hibou ?
La différence n’est pas celle qu’on croit
💡 Le hibou a des aigrettes. La chouette a la tête ronde.
Le geai des chênes
L'oiseau qui plante les forêts, et le gardien qui vous dénonce
💡 Le cri qui râpe, puis un éclair bleu sur l’aile.
Le moineau domestique
Le plus commun, et il est en train de disparaître des villes
💡 Bavette noire = monsieur. Rien du tout = madame.
Pigeon ou tourterelle ?
Trois oiseaux gris qu’on croise tous les jours sans les distinguer
💡 Tache blanche au cou : ramier. Collier noir fin : tourterelle. Ni l’un ni l’autre : pigeon des villes.
Buse ou faucon crécerelle ?
Le rapace du bord d’autoroute : lequel des deux ?
💡 Ça fait du surplace en battant des ailes : faucon. Ça tourne en rond sans bouger les ailes : buse.
L’étourneau sansonnet
L’oiseau qui imite tout et qui dessine dans le ciel
💡 Un merle avec des étoiles, et qui marche au lieu de sauter.
La mésange bleue
La petite acrobate au béret bleu, souvent la tête en bas
💡 Calotte bleue et pas de cravate : bleue. Calotte noire et cravate noire : charbonnière.
Le pinson des arbres
Deux barres blanches sur l’aile, et une phrase qui finit en cascade
💡 Deux barres blanches sur l’aile = pinson. Une phrase qui dégringole et claque à la fin = pinson.
Chardonneret ou verdier ?
Deux oiseaux à barre jaune, et un masque rouge qui tranche
💡 Face rouge = chardonneret. Gros bec pâle et vert olive = verdier.
Le troglodyte
La plus petite boule de la haie, et la plus grosse voix du bois
💡 Une souris brune avec la queue en l’air.
La bergeronnette
L’oiseau des parkings qui hoche la queue sans arrêt
💡 Elle marche, elle court, et sa queue bat la mesure.
Pic épeiche
Le tambour du printemps — et il ne creuse pas, il joue
💡 Noir et blanc avec une culotte rouge : c’est l’épeiche.
Coucou gris
Tout le monde connaît son chant, presque personne ne l’a vu
💡 On l’entend en avril, on le prend pour un épervier, il ne s’occupe pas de ses petits.
Rougequeue noir
L’oiseau des parkings, des toits et des chantiers
💡 Gris sombre, queue rouille, et il fait des révérences.
Fauvette à tête noire
La plus belle voix du jardin, dans le buisson le plus banal
💡 Béret noir pour le mâle, béret roux pour la femelle.
Le faucon pèlerin
L'animal le plus rapide du monde niche sur les tours de Paris
💡 Une ancre qui tombe comme la foudre.
Le guêpier d’Europe
L'oiseau le plus coloré d'Île-de-France, arrivé avec les étés plus chauds
💡 Un arc-en-ciel qui chasse les guêpes en plein vol.
L’épervier d’Europe
Le rapace qui chasse à la mangeoire du jardin
💡 Ailes courtes et arrondies, longue queue barrée, et un vol en « trois battements, un plané ».
🐝 Petites bêtes
Les plus nombreux, les plus proches, les plus mal connus.
Abeille ou guêpe ?
La confusion la plus utile à lever de tout le jardin
💡 L'abeille est un petit ours. La guêpe est un mannequin.
Libellule ou demoiselle ?
Deux cousines qui ne se posent pas de la même façon
💡 La demoiselle ferme son livre. La libellule fait l’avion.
La coccinelle
Et le mythe des points qu’il faut arrêter de répéter
💡 Les points comptent l’espèce, pas les années.
Papillon de jour ou de nuit ?
La réponse est dans les antennes, pas dans l’heure
💡 Jour = massues. Nuit = plumes.
Sauterelle ou criquet ?
Deux sauteurs des prairies, un seul détail à regarder
💡 Longues antennes : sauterelle. Courtes antennes : criquet.
La fourmi
Et le troupeau de pucerons qu’elle élève vraiment
💡 Des fourmis qui montent en file sur une tige : cherchez les pucerons au bout.
Le bourdon
Le gros velu qui travaille par temps froid
💡 Gros, velu, bruyant, et dehors quand il fait froid : bourdon.
Le moustique tigre
Le seul geste qui marche vraiment contre lui
💡 Rayé noir et blanc, et il pique en plein jour.
Frelon européen ou asiatique ?
Le gros n’est pas le dangereux, c’est l’inverse de ce qu’on croit
💡 Pattes jaunes : asiatique. Gros et roux : européen.
Le gendarme
La punaise rouge et noire des pieds de tilleul, et son masque africain
💡 Regardez son dos : il y a un masque africain dessiné dessus.
Cétoine ou hanneton ?
Le gros scarabée qui vous fonce dessus : lequel des deux ?
💡 Vert métallique qui brille : cétoine. Brun avec des éventails sur la tête : hanneton.
La chenille processionnaire
La file indienne qu’il ne faut jamais toucher, ni même approcher
💡 Une file indienne de chenilles poilues : on ne touche pas, on ne s’approche pas, on part.
Le machaon
Le grand papillon jaune à queues d’hirondelle, et sa chenille verte à collier
💡 Deux petites queues au bas des ailes : ce n’est pas une décoration, c’est un leurre.
Le moro-sphinx
Non, ce n’est pas un colibri : il n’y en a pas en Europe
💡 Il fait du surplace en vrombissant et boit avec une paille : c’est un papillon, pas un oiseau.
Syrphe ou guêpe ?
La mouche déguisée en guêpe : elle ne pique pas, elle bluffe
💡 Deux ailes et du surplace : mouche. Quatre ailes et jamais d’arrêt en l’air : guêpe.
Le lucane cerf-volant
Le plus gros coléoptère d’Europe, et il vit chez nous
💡 Des bois de cerf sur la tête : mâle. Une grosse tête noire sans bois : femelle.
Le carabe doré
Le bijou vivant du jardin, et l’ennemi numéro un des limaces
💡 Il brille comme un bijou et il court : carabe. Il brille et il vole : cétoine.
La punaise verte
Le petit bouclier qui sent mauvais — et sa cousine venue d’Asie
💡 Vert uni : celle d’ici. Marbrée de brun avec des antennes à anneaux blancs : celle d’Asie.
Le grillon champêtre
Le chant de mai, et un terrier avec une porte d’entrée toujours au même endroit
💡 Il chante devant sa porte, et il se tait dès qu’on approche.
Le crachat de coucou
Cette mousse blanche sur une tige n’est ni de la salive ni une maladie
💡 Écartez la mousse : il y a quelqu’un dedans.
Ver luisant
Une lumière verte immobile dans l’herbe, en juin, vers 23 h
💡 Ce n’est pas un ver, et c’est la femelle qui allume.
Abeille charpentière
Le gros bourdon noir aux ailes bleues — impressionnant et inoffensif
💡 Noire, énorme, avec des ailes bleu métallique : elle fait peur et ne pique pas.
Bombyle
La petite peluche qui fait du surplace devant une fleur, au printemps
💡 Une boule de poils, une aiguille devant, et elle reste en l’air sans bouger.
Fourmilion
Ces petits entonnoirs dans le sable sec sont des pièges, et ils sont habités
💡 Un cratère parfait dans le sable sec : quelqu’un attend au fond.
Le grand capricorne
Un géant protégé qui a besoin de très vieux chênes pour survivre
💡 Des antennes plus longues que le corps, sur un chêne blessé.
La mante religieuse
Elle tourne la tête pour vous regarder, et elle remonte vers le nord
💡 Deux bras repliés comme pour prier, et une tête qui se retourne.
La pyrale du buis
La chenille verte qui a fait disparaître les buis — et elle, au moins, ne pique pas
💡 Buis grillé + fils de soie + crottes vert foncé au pied = pyrale.
La punaise diabolique
La punaise marron qui entre dans la maison en octobre
💡 Deux anneaux blancs sur chaque antenne : diabolique. Pas d’anneaux : une punaise d’ici.
🦆 Oiseaux d'eau
Ceux qui vivent au bord de l'eau ou dessus. On les voit de loin et sans se cacher : c'est la famille la plus facile pour commencer.
Le héron cendré
La statue grise qui attend au bord de l’eau
💡 En vol, le héron rentre le cou. La cigogne le tend.
Poule d'eau ou foulque ?
Les deux oiseaux noirs de tous les étangs de parc
💡 Foulque = front blanc. Poule d’eau = bec rouge.
Le martin-pêcheur
Un éclair bleu au ras de l’eau, et c’est déjà fini
💡 On l’entend, puis on voit du bleu. Jamais l’inverse.
Le canard colvert
Et pourquoi il ne faut surtout plus lui donner de pain
💡 Tête verte = monsieur. Brune mouchetée = madame. Miroir bleu pour les deux.
Mouette ou goéland ?
Presque tous ceux qu’on appelle mouettes sont des goélands
💡 Le bec dit tout : rouge et fin, c’est une mouette ; jaune et costaud, c’est un goéland.
Le cygne tuberculé
Superbe, familier — et le seul oiseau d’Île-de-France capable de vous casser un doigt
💡 Bec orange avec une bosse noire, cou en S : tuberculé. Bec jaune et noir, cou droit : cygne du nord.
Le grèbe huppé
Le plongeur à collerette rousse, et ses poussins à dos rayé qui voyagent en taxi
💡 Un cou blanc de girafe posé sur l’eau, qui disparaît d’un coup.
Le grand cormoran
L’oiseau noir en croix sur un piquet : il fait sécher ses ailes, et ce n’est pas un caprice
💡 Un oiseau noir qui fait l’épouvantail au soleil : cormoran.
Le balbuzard pêcheur
Le seul rapace qui plonge les pieds en avant pour attraper un poisson
💡 Il plonge les pieds devant, pas la tête la première.
La cigogne blanche
De retour en Île-de-France après des décennies d'absence
💡 La cigogne tend le cou. Le héron le replie.
Le busard des roseaux
Le rapace qui rase les marais au lieu de tournoyer haut dans le ciel
💡 Il vole bas, en V, au ras des roseaux.
La bernache du Canada
La grande oie noire et blanche des étangs de parc — et elle n’est pas d’ici
💡 Un col noir et une mentonnière blanche.
🕷️ Araignées et petites bêtes du sol
Sous une pierre, sous une bûche, dans une toile. Ceux qu'on trouve en soulevant quelque chose — et qu'on repose ensuite exactement comme on l'a trouvé.
Escargots et limaces
Comment lire leur âge, et pourquoi ils sortent après la pluie
💡 Comptez les tours de la coquille : un tour, une année de croissance.
L'épeire diadème
La grande araignée à croix blanche des jardins d’automne
💡 Une croix blanche sur le dos : c’est elle, et elle est inoffensive.
Le ver de terre
Le laboureur qui retourne tout le jardin sans qu’on le voie
💡 Le renflement clair est près de la TÊTE.
Mille-pattes : lequel ?
L’un mange des feuilles mortes, l’autre chasse
💡 Il s’enroule en spirale : inoffensif. Il détale : carnivore.
La tique
La seule fiche du Grimoire à lire AVANT de partir en balade
💡 Elle ne tombe pas des arbres : elle attend sur l’herbe, à hauteur de mollet.
Le perce-oreille
Il ne perce aucune oreille, et c’est l’une des rares mères insectes qui élèvent leurs petits
💡 Pinces courbes = mâle. Pinces droites = femelle. Et personne ne perce d’oreille.
Le cloporte
Un crustacé qui vit sous une pierre, avec des branchies et sans mer
💡 Ce n’est pas un insecte : quatorze pattes, et une cousine de la crevette.
Faucheux ou araignée ?
Le faucheux ne fait pas de toile, n’a pas de venin, et n’est pas une araignée
💡 Un pois sur huit fils : faucheux. Deux parties bien séparées et une toile : araignée.
La grosse araignée de la maison
Celle qui traverse le salon en septembre est un mâle qui cherche une femelle
💡 Une nappe plate avec un tube au fond : tégénaire. Une roue verticale dans le jardin : épeire.
💧 Le monde de l'eau
Mares, rivières et bords de Seine.
L’écrevisse de Louisiane
La rouge qui a pris toute la place
💡 Rouge vif et pinces bosselées : ce n’est pas la nôtre.
Le têtard
Comment un poisson devient une grenouille
💡 La grenouille pond en TAS, le crapaud pond en RUBAN.
Grenouille verte ou rousse ?
L’une vit dans la mare, l’autre n’y vient que pour pondre
💡 Verte au bord de l’eau tout l’été. Rousse dans les bois, sauf en février.
Le triton
Le petit dragon de la mare, au printemps seulement
💡 Une queue aplatie et une crête sur le dos : ce n’est pas un lézard.
Le gerris, patineur de l’eau
Il ne flotte pas : il s’appuie sur la peau de l’eau
💡 Il ne flotte pas, il marche dessus.
Crapaud ou grenouille ?
Peau sèche ou peau mouillée : la question se règle au toucher du regard
💡 Le crapaud marche, la grenouille saute.
La phrygane, le porte-bois
Un petit fourreau de brindilles qui se déplace tout seul au fond de l’eau
💡 Un tas de brindilles qui avance : c’est une larve dans sa maison.
La couleuvre à collier
Le serpent des mares franciliennes, et il n’est pas dangereux
💡 Pupille ronde et collier clair : couleuvre, aucun danger.
Le tapis vert de la mare
Lentilles d’eau ou algues : la mare est-elle en bonne santé ?
💡 Ça se sépare en petits ronds : des plantes. Ça fait des filaments gluants : des algues.
Roseau ou massette ?
Le « cigare » des bords d’étang n’est pas un roseau
💡 Le cigare marron, c’est la massette. Le plumeau souple, c’est le roseau.
Nénuphar blanc ou jaune ?
Deux fleurs flottantes, deux plantes qui n’ont rien à voir
💡 Fleur blanche à plat sur l’eau : nénuphar blanc. Boule jaune sortie de l’eau : nénuphar jaune, dit « bouteille ».
Dytique ou notonecte ?
Deux plongeurs de mare, et l’un des deux nage sur le dos
💡 Sur le dos, en ramant : notonecte. Sur le ventre, en fusée brune : dytique.
La larve de libellule
Un masque articulé qui jaillit : le monstre de la mare a un lance-harpon dans la bouche
💡 Trapue avec le derrière pointu : future libellule. Fine avec trois feuilles au bout : future demoiselle.
Gardon ou perche ?
Les deux poissons qu’on voit vraiment depuis la berge
💡 Rayures noires verticales et nageoires rouges : perche. Argent uni et œil rouge : gardon.
Daphnie, la puce d’eau
Ces points qui sautillent dans un verre d’eau de mare — et on voit leur cœur battre
💡 Ça saute au lieu de nager : c’est une puce d’eau.
Gyrin, le tourniquet
Les petites perles noires qui tournent en rond à la surface, sans jamais se heurter
💡 Des grains de riz noirs et brillants qui tournent à toute vitesse, en groupe.
La cistude d’Europe
La seule tortue vraiment sauvage de la région, et l’une des plus menacées
💡 Petite, sombre, mouchetée de jaune : jamais la grosse tortue à joues rouges.
L’écrevisse à pattes blanches
La seule écrevisse vraiment native de la région, devenue très rare
💡 Pattes blanches, corps sombre : l’inverse exact de l’écrevisse américaine.
La salamandre tachetée
Noire et jaune vif, elle ne sort que par temps de pluie
💡 Noire à taches jaunes, elle sort avec la pluie, pas avec le soleil.
La sangsue
Non, celles de nos mares ne vous videront pas de votre sang
💡 Une ventouse à chaque bout, et une reptation d’arpenteur.
🌳 Arbres
Ceux qu'on croise partout et qu'on confond toujours.
Marron ou châtaigne ?
La confusion d’automne — et l’une des deux ne se mange pas
💡 Le marronnier fait la MAIN. Le châtaignier fait la LAME.
Le chêne
L’arbre qui nourrit le plus d’animaux de toute la forêt
💡 Feuille à vagues, écorce à petits carreaux, fruit à chapeau.
Hêtre ou charme ?
La plus célèbre astuce de la forêt française
💡 « Le charme d'Adam est d'être à poil. »
Pin, sapin ou épicéa ?
Le sapin de Noël n’est presque jamais un sapin
💡 Sapin : cônes DEBOUT. Épicéa : cônes qui PENDENT. Pin : aiguilles par deux.
L'if : le plus toxique de nos arbres
Et il pousse dans les cimetières, les parcs et les haies de jardin
💡 Petites baies rouges ouvertes au bout, sur un conifère : on ne touche pas.
Le platane
L'arbre des villes, et pourquoi son tronc pèle
💡 Tronc en camouflage militaire, boules pendantes en hiver.
Le bouleau
Le tronc blanc qui pousse là où plus rien ne pousse
💡 Tronc blanc à traits noirs : aucun autre arbre chez nous.
L'érable et ses hélicoptères
La graine la mieux conçue de toute la forêt
💡 Graines en hélicoptère + feuille à cinq pointes = érable.
Le tilleul
La feuille en cœur, et l’aile posée sous les fleurs
💡 Une feuille en cœur de travers, et une petite aile sous les fleurs.
Le frêne
Le seul arbre à bourgeons noirs : reconnaissable même en janvier
💡 Des bourgeons noirs comme du charbon : c’est un frêne, et c’est le seul.
Le saule
L’arbre des berges, et la première aspirine
💡 Feuille longue comme une lame de couteau, et les pieds dans l’eau.
Le noisetier
Le premier à fleurir de l’année, et il fleurit en janvier
💡 Une feuille ronde et râpeuse, un bout pointu, et des chenilles jaunes qui pendent en hiver.
Le robinier, faux acacia
Fleurs délicieuses, écorce toxique : l’arbre à deux visages
💡 Deux épines au départ de chaque feuille : c’est un faux acacia.
Le sureau noir
L’arbuste qui sent mauvais et qui donne le meilleur sirop de l’année
💡 Froissez une feuille : si ça sent mauvais, c’est un sureau.
L’aulne glutineux
L’arbre qui a les pieds dans l’eau et de petits cônes comme un conifère
💡 Des petits cônes sur un arbre à feuilles : c’est un aulne, et l’eau n’est pas loin.
Le tremble
L’arbre qui bruisse quand aucun autre ne bouge
💡 Une feuille ronde sur un pétiole plat : elle ne peut pas rester immobile.
Le merisier
Le cerisier sauvage : écorce à anneaux brillants, et deux petites verrues sur la feuille
💡 Une écorce à bandes horizontales brillantes et deux petites boules rouges au pied de la feuille : merisier.
Aubépine ou prunellier ?
Deux buissons blancs et épineux, à quinze jours d’écart
💡 Fleurs AVANT les feuilles : prunellier. Fleurs APRÈS les feuilles : aubépine.
Le houx
Il pique en bas, il ne pique plus en haut — et il sait pourquoi
💡 Les feuilles piquantes s’arrêtent à la hauteur des dents du chevreuil.
Le sorbier des oiseleurs
Des grappes orange en août, et une feuille faite de onze à quinze petites feuilles
💡 Une feuille en échelle et des grappes orange : sorbier.
Ginkgo biloba
L’arbre aux feuilles en éventail — le plus vieux modèle encore en production
💡 Une feuille en éventail fendue au milieu : il n’y en a pas deux comme ça.
Cèdre du Liban
Le géant à étages des parcs de châteaux — et ses cônes debout comme des bougies
💡 Des branches à plat, en étages, et des cônes posés debout sur les branches.
Noyer
On l’identifie à l’odeur, les mains tachées pour trois semaines
💡 Froissez une feuille : ça sent le cirage et le citron à la fois.
🌿 Fleurs et plantes
À hauteur de genou, là où personne ne regarde.
Ortie ou lamier ?
L’une pique, l’autre pas — et elles poussent côte à côte
💡 Fleurs blanches en casque = pas de piqûre. Grappes vertes qui pendent = ça pique.
Ail des ours ou muguet ?
La confusion la plus dangereuse du printemps
💡 Ça ne sent pas l’ail ? On ne touche pas.
Le plantain
Le pansement du promeneur, sous vos pieds depuis toujours
💡 Nervures parallèles qui filent dans la feuille : c’est du plantain.
Le pissenlit
Et l’ingénierie de sa boule de graines
💡 Tige creuse qui saigne blanc, et une seule fleur par tige.
La ronce et ses mûres
La seule cueillette vraiment sûre pour débuter avec des enfants
💡 Cueillez à hauteur d’yeux, jamais à hauteur de chien.
Le lierre
Non, il n’étouffe pas les arbres — et il nourrit tout l’automne
💡 Il s’accroche, il ne pompe pas.
Le coquelicot
Une fleur d’un jour, et des graines qui attendent quarante ans
💡 Bouton velu penché, puis quatre pétales chiffonnés : coquelicot.
La fougère
Une plante sans fleur, sans graine, et plus ancienne que les arbres
💡 Retournez la feuille : des points bruns alignés, ce sont les spores.
Pâquerette ou marguerite ?
Deux fleurs blanches à cœur jaune, et ce n’est pas qu’une question de taille
💡 La pâquerette n’a pas de feuilles sur sa tige. La marguerite en a tout le long.
Le trèfle à quatre feuilles
Comment le trouver vraiment, et pourquoi celui qu’on trouve n’en est pas un
💡 Trois folioles rondes avec un chevron blanc : trèfle. Trois cœurs sans chevron : oxalis.
La berce : la brûlure du soleil
Une plante qui ne pique pas, mais qui brûle trois jours plus tard
💡 Sa sève ne brûle pas : c’est le soleil qui brûle, après.
Le bouton d’or
La fleur miroir qui dit si l’on aime le beurre
💡 Cinq pétales vernis qui renvoient la lumière comme un miroir.
La mousse indique-t-elle le nord ?
La croyance la plus répandue de la forêt, et ce qu’il faut en garder
💡 La mousse ne montre pas le nord : elle montre l’humidité.
Le gui
La boule verte accrochée dans les arbres nus de l’hiver
💡 Une boule verte en plein hiver dans un arbre sans feuilles : c’est du gui.
La jacinthe des bois
Le tapis bleu d’avril, et pourquoi il ne faut surtout pas marcher dedans
💡 La tige penche d’un seul côté, comme une crosse : jacinthe des bois.
Primevère : coucou ou primevère commune ?
La première fleur de l’année, en bouquet dressé ou à ras de terre
💡 Un bouquet penché en haut d’une tige : coucou. Des fleurs éparpillées au ras des feuilles : primevère commune.
La violette
On la sent une fois, puis plus du tout — et ce n’est pas dans la tête
💡 Feuilles en cœur et fleur penchée : violette. Si elle sent, c’est l’odorante ; sinon, c’est sa cousine des bois.
La bardane
La plante qui a inventé le Velcro, et qui s’accroche encore à votre pull
💡 Les boules qui restent collées au pull : bardane.
Chardon ou cirse ?
Le vrai chardon pique partout ; celui des champs, presque pas
💡 Aigrette qui se détache en soie : cirse. Aigrette rêche et cassante : chardon. Cône hérissé au sommet : cardère.
La digitale pourpre
Magnifique, très commune, et mortelle en petite quantité
💡 Des dés à coudre roses alignés sur une hampe : on regarde, on ne touche pas.
La reine-des-prés
L’aspirine poussait au bord du fossé avant d’être en pharmacie
💡 Une mousse de fleurs crème qui sent l’amande, les pieds dans l’eau.
Buddleia, l’arbre à papillons
Le meilleur poste d’observation des papillons pousse dans les gravats
💡 Un gros cône de fleurs violettes couvert de papillons, sur un tas de cailloux.
Prêle
Une plante d’avant les fleurs, qui se démonte comme un jeu de construction
💡 Ça se démonte article par article, et ça se remonte.
Carotte sauvage
La fleur blanche à la petite tache noire au centre — et ses sosies mortels
💡 Une ombelle blanche, une seule fleur noire au milieu, et une tige poilue.
Renouée du Japon
La plante qu’on aggrave en l’arrachant
💡 Tiges creuses en bambou tachées de rouge, feuilles en cœur coupé net à la base.
Les orchidées sauvages
Il en pousse une trentaine d’espèces en Île-de-France, dans l’herbe des talus
💡 Trois pétales, trois sépales, et un pétale du bas transformé en piste d’atterrissage.
🍄 Champignons
On les regarde, on les photographie, on ne les mange pas. Aucune astuce populaire ne distingue un comestible d'un mortel — c'est la seule famille où la règle prime sur la curiosité.
La règle d’or des champignons
Ce qu’il faut savoir avant même de se pencher
💡 On regarde, on photographie, on ne mange pas.
L’amanite tue-mouches
Le champignon des livres d’images, et il est toxique
💡 Rouge à pois blancs : c’est celui des dessins, et il rend malade.
La vesse-de-loup
La boule blanche qui fume quand on appuie dessus
💡 On appuie sur la vieille boule brune, et elle fume.
Les champignons en étagères
Les consoles de bois accrochées aux troncs, et ce qu’elles racontent
💡 Un champignon dur comme du bois, en console sur un tronc : un polypore.
Le rond de sorcière
Un cercle de champignons dans l’herbe : la trace d’un être unique et immense
💡 Le cercle grandit d’un pas par an, en partant du centre.
L’amanite phalloïde
Le champignon le plus mortel d’Europe, et il pousse sous les chênes d’Île-de-France
💡 Trois signes ensemble : chapeau verdâtre, anneau au pied, sac à la base. Trois sur trois, on ne touche plus rien.
Coulemelle ou petite lépiote ?
La grande est un classique du panier, la petite peut tuer — la taille est le critère
💡 Anneau coulissant sur un pied chiné comme une peau de serpent : coulemelle. Petite lépiote de moins de 10 cm : on ne touche pas.
Les bolets : ceux à tubes
Sous le chapeau, une éponge et non des lames — la famille la plus facile à identifier
💡 Une éponge sous le chapeau : c’est un bolet. Aucun bolet d’Île-de-France n’est mortel — mais plusieurs rendent malade.
Le coprin chevelu
Le champignon qui se transforme en encre noire en une nuit
💡 Un doigt de gant blanc couvert d’écailles, qui noircit par le bas.
Satyre puant
On le sent à vingt mètres avant de le voir — et il sort d’un œuf
💡 Une odeur de charogne dans un bois propre : cherchez au sol, c’est un champignon.
Pézize orangée
Des pelures d’orange posées sur un chemin de terre
💡 On croit à une pelure d’orange jetée là. Ce n’en est pas une.
La morille
Le champignon d’avril — et il est toxique cru
💡 Alvéolée comme une éponge, et creuse d’un bout à l’autre quand on la coupe en deux.
La girolle ou la fausse girolle
Deux champignons orange, et un seul a des plis
💡 Des plis épais et une odeur d’abricot : girolle. De vraies lames fines et serrées : fausse girolle.
Et pour aller les voir pour de vrai ?
Chaque aventure emmène les enfants sur un lieu réel d'Île-de-France, avec sept missions, un quiz et un mot de passe à reconstituer. Le Grimoire, lui, reste gratuit — c'est le carnet personnel du Professeur, pas la box.
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